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LUTHIERS

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    www.luthiers-mirecourt.com

                                                     

 

Ouvert du mardi au samedi de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures.

Fermé le lundi sauf sur rendez-vous.

 

      MIRECOURT.

Petite ville de l’Est de la France, au sud de Nancy, Mirecourt est certainement une des capitales mondiales de la lutherie.

Dotée d’un riche passé artisanal (poterie d’étain, tannerie, teinturerie), cette cité, bailliage du duché de Lorraine et lieu de séjour des ducs de Lorraine, se tourne dès le début du 17e siècle vers la lutherie. La légende veut qu’un dénommé Tyversius, luthier des ducs de Lorraine formé en Italie ait enseigné son art à des Mirecurtiens.

Plus sérieusement, on peut penser que la lutherie est arrivée à Mirecourt par Lyon. Le célèbre portrait de Gaspard Tieffenbrucker ou Duiffoprouggar fut gravé en 1562 par Woeiriot, artiste lorrain qui passa sa vie entre Lyon et sa région natale.

Si on trouve antérieurement « Barbelin le violon » qui pouvait être seulement un joueur d’instrument, c’est à l’aube du 17e siècle que sont cités les premiers «façonneurs de violons », et en 1629 qu’est signé le plus ancien contrat d’apprentissage retrouvé à ce jour, où le jeune « apprentif » devait apprendre la construction et le jeu des instruments de musique.

En 1673, Mirecourt compte quatre familles dans la facture instrumentale et exporte déjà sa production. En 1698, la cour de Lorraine passe une commande, mais il faudra attendre 1732 pour que la charte des luthiers de Mirecourt et Mattaincourt soit octroyée, instituant ainsi une corporation des maîtres luthiers faiseurs de violons. Citons son article 4 montrant les exigences de l’époque : « Que le maître dudit corps aura droit de visiter avec les deux échevins les ouvrages faits par toutes sortes de personnes qui se feront ou distribueront en la ville de Mirecourt et dans le lieu de Mattaincourt et de les saisir au cas qu’ils seraient trouvés n’être pas bien faits avec condamnation d’une amende d’un franc chacune pièce défectueuse outre la suppression d’icelle. »

Mirecourt exporte ses produits et sa main d’œuvre dans le monde entier y compris l’Italie. C'est le lieu de formation incontesté de nombreuses générations de luthiers, et la capitale mondiale de l'archèterie.

Avec un record de plus de 600 luthiers en 1926, travaillant en petits ateliers, mais aussi dans des grosses sociétés comme LABERTE, THIBOUVILLE ou COUESNON, Mirecourt supporte mal la crise musicale des années 30 et l’effectif fond pour descendre en dessous de 100 salariés en 1954. La création de l’École Nationale de Lutherie en 1970 arrête la chute, et la ville reprend confiance dans son artisanat le plus réputé. De nouveaux ateliers s’implantent, et l’on peut de nouveau aujourd’hui trouver des fabricants de violons, d’archets, mais aussi de guitares, de mandolines et d’instruments traditionnels.

Dans notre atelier, nous effectuons la fabrication, l'entretien, la réparation, la restauration et les réglages des instruments du quatuor, mais aussi l'achat et la vente de violons, altos, violoncelles et contrebasses, de toute catégorie. Nous pouvons fournir depuis l'instrument d'étude jusqu'à la qualité professionnel destiné à être joués, mais aussi dans le but de faire un placement sans risque. Nous déterminons si vous le désirez l'origine de votre instrument, et fournissons des attestations de valeur pour les assurances.

Si vous souhaitez nous rencontrer, vous pouvez vous assurer de l'ouverture de l'atelier par un simple appel téléphonique. Dans le cas d'un entretien à effectuer de suite, ou du reméchage d'un archet, il est toutefois conseillé de prendre un rendez-vous.

Pendant la durée de l'entretien ou de la réparation de votre instrument, les activités ne manquent pas dans la région, et à Mirecourt en particulier.

Patience... Les photos arrivent !  

Vous pourrez, en touristes visiter le musée de la lutherie situé en bordure de la rivière, la maison de la musique mécanique située juste en face de l'atelier, mais aussi la maison de la dentelle, située à proximité, découvrant ainsi trois facettes de l’artisanat local.

Un circuit pédestre, le sentier des luthiers, permet de découvrir les maisons qui ont abrité des artisans de la facture instrumentale. En effet, Mirecourt n'a pas excellé que dans les instruments à cordes, mais aussi dans la facture d'orgue. Un autre circuit de 3 heures 15 traverse la campagne. Le sentier des écoliers, longeant la rivière, demande 2 heures 30 aux petits mollets.

Un sentier de grande randonnée, le GR 507, traverse Mirecourt, reliant le GR 5F (Charmes), au GR 7 (près de Vittel).

Vous trouverez tous les renseignements à l’office du tourisme.

Documentation complémentaire sur la ville :

"Mirecourt" dans le catalogue Laberte-Humbert de 1912.

"Mirecourt" dans le catalogue Couesnon de 1934.

"Histoire de la lutherie à Mirecourt" dans l'avant propos de l'ouvrage de Jacquot.

"Conférence sur les marques de fabriques", Roland Terrier, Colmar 1992.

"Comment la musique vient aux instruments" Lothaire Mabru 1998, réédité en 2005.

 

     Tel : 03 29 37 31 38.      

     Fax : 03 29 37 02 84.      

terrier.roland@wanadoo.fr

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Dernière mise à jour le 20 novembre 2008.

Derniers documents numérisés : Thibouville, catalogue de 1901. Pages 128 à 199. Accessoires instruments à vent et cuivres. et Vidal Antoine 1886. "La lutherie et les luthiers". (Chapitres V et VI, France.)

 

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